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Historique

 

> Qu’est-ce que l’intérêt général ? Qu’est-ce que l’intérêt particulier ?

> Jalons chronologiques

> Un personnage emblématique : le docteur Gabriel Déplante

 

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Qu’est-ce que l’intérêt général ? Qu’est-ce que l’intérêt particulier ?

La question traverse le temps et les hommes. Pour la préciser, demandons-nous ce que sont les besoins d’une population. Parmi les critères premiers, celui des soins et des secours. C’est pourquoi le centre hospitalier de Rumilly est au service tant de la population que de son territoire. Il est l’héritier d’institutions médiévales, puis modernes, pour être ce qu’il représente aujourd’hui, et plus encore demain, un établissement hospitalier public au service des hommes et des femmes nécessitant des soins cardiaques, neurologiques, ou simplement affaiblis par l’âge ou les hasards de la vie.
Dès lors, quel dénominateur commun entre un conseil de charité, des fiévreux, le commandant d’armes de Rumilly et sa fanfare, un docteur, une sœur de Saint-Joseph, un directeur d’hôpital, un curé, une infirmière ?

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Du Moyen Âge à nos jours, les soins et les secours.

Laissez vous porter par le long cheminement des hôpitaux à Rumilly jusqu’au centre hospitalier actuel. Croisez les parcours, l’engagement du docteur Déplante, du révérend Simond, de Philiberte Juge, de sœur Monique ou de Christian Lenay. De l’étude historique aux portraits et témoignages d’acteurs de l’hôpital, observez le reflet de la ville dans son hôpital, représentation à taille humaine d’une société dans son aspiration à soigner et secourir.

 

 

 

Jalons chronologiqueschronologies

  • IIIe siècle : fondation de l’hôpital de Rumilly. Il est transféré de la Grenette près de l’hôpital actuel vers 1488.
  • Du Moyen Âge à 1792 : trois autres établissements charitables et/ou hospitaliers œuvrent hors les murs de Rumilly (la maladière de Martenex, l’hôpital hors-la-porte et le prieuré de l’Aumône).
  • 1637 : l’hôpital de Rumilly est très détruit par l’incendie qui ravage la ville.
  • Vers 1650 : l’hôpital est reconstruit grâce, en particulier, au legs de Philiberte Juge.
  • 1665 : les Oratoriens sont chargés de gérer l’hôpital.
  • 1769 : les Oratoriens quittent Rumilly. La ville recouvre son hôpital.
  • 1824 : création du conseil de charité de Rumilly sous la présidence du curé de la ville, Jean-Louis Simond. Il fusionne la bourse de charité (instruction des jeunes filles et les établissements de charité de la ville). Les fonctions hospitalières sont assumées par les sœurs de la congrégation de Saint-Joseph (Chambéry).
  • 1848 : le syndic de la ville succède au curé à la tête du conseil de charité.
  • 1849 : les institutions charitables de la ville sont placées sous le vocable de Notre-Dame-de-l’Aumône (écoles, vieillards [secours à domicile], hospice [accueil des pauvres]).chronologies-rumilly
  • 1849 : huit salles de l’hospice portent le nom d’illustres bienfaiteurs (Gantin, Billet, Démotz-de-la Salle, Frédéric-Girod, Astruz, Fontaine, de Grenaud).
  • 1850 : l’hospice est aussi fondé à recevoir des soldats.
  • 1862 : construction de l’hôpital moderne de Rumilly.
  • 1904-1907 : une première salle d’opération est aménagée. Un service de chirurgie n’est créé qu’en 1933.
  • 1905 : premier règlement intérieur moderne de l’hôpital-hospice de Rumilly.
  • 1915-1918 : l’hôpital accueille des blessés de la Première Guerre mondiale (30 lits).
  • 1920 : fonctionnement de la buanderie mécanique.
  • 1942, 1949-1976 : exercice du docteur Gabriel Déplante.
  • 1949-1952 : projet d’agrandissement de l’hôpital confié à l’architecte Henry-Jacques Le Même. Il est abandonné.
  • 1963 : achat de la clinique d’accouchement « Les Hutins ».
  • 1965 : ouverture de la maison de retraite. Recrutement de la première infirmière diplômée laïque. incluant un bloc opératoire, une maternité, des bureaux et logements.
  • 1966 : fermeture
  • 1968 : création du service de kinésithérapie.
  • 1972 : ouverture d’un nouveau bâtiment de la maternité de l’hôpital.
  • 1982 : cessation d’activité de la dernière infirmière religieuse, sœur Monique.012
  • 1985 : ouverture du foyer d’accueil « Les Prés Riants ».
  • 1990 : ouverture de la maison de retraite de la « résidence de Baufort ».
  • 1992 : fermeture du service de chirurgie.
  • 1993 : création de deux nouveaux services (rééducation cardiaque ambulatoire et comas).
  • 1995 : ouverture de la résidence de long séjour « Les Cèdres ».
  • 1997 : création de la suite de soins neurologiques.
  • 2005 : création de l’institut de formation des aides-soignants du centre hospitalier de Rumilly.
  • 2010 : ouverture de la structure Alzheimer « Les Coquelicots ».
  • 2011 : ouverture de l’accueil de jour « Fleur de Coton »
  • 2012 : création du Pôle d’Activité et de Soins Adaptés PASA
  • 2012 : en février pose de la 1ère pierre du futur hôpital Gabriel Déplante
  • 2014 : en janvier ouverture du Centre Hospitalier Gabriel DEPLANTE

 

 

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Un personnage emblématique : Le docteur Gabriel Déplante.

Né en 1910 à RGabriel -Narvick 1940umilly, Gabriel Déplante fait ses études en Savoie avant de passer son baccalauréat à Lyon au lycée du Parc. Titulaire du concours de l’internat des hospices civils de Lyon en 1934, il se tourne vers la chirurgie. Mobilisé en tant que médecin en 1939, il rejoint Brest en avril 1940 et prend part à la campagne de Narvik. Son rôle auprès des soldats lui vaut une citation le 28 mai 1940. Démobilisé en août 1940, il soutient sa thèse en doctorat de médecine à Lyon. Après un court passage par Alès, le docteur Déplante s’installe à Rumilly. Il est nommé à l’hôpital de Rumilly par arrêté préfectoral du 16 avril 1942, en remplacement du docteur Montel, devenu chirurgien-chef des hospices civils d’Annecy.
Prenant part aux activités de la Résistance, Gabriel Déplante est impliqué dans l’organisation du maquis de la montagne des Princes où convergent des jeunes gens de la région de Rumilly à partir du printemps 1943. Sur le point d’être arrêté par des officiers italiens, le docteur Déplante prend la fuite en mai 1943 après s’être dissimulé provisoirement à l’hôpital. Le 4 juin 1943, la commission administrative de l’hôpital se borne à constater que le départ du praticien a été signalé au Préfet. Huit jours plus tard, un arrêté préfectoral abroge la nomination du docteur Déplante et la commission administrative décide de rembourser du matériel médical qu’il avait acheté ou de le restituer à sa femme, ce qui conforte la thèse d’un départ précipité de sa part. Le docteur Déplante aurait alors trouvé refuge en Normandie jusqu’à la Libération avant de rejoindre à nouveau la Résistance. Démobilisé, il s’installe de nouveau à Rumilly et réintègre l’hôpital. Il est nommé médecin chef de service par arrêté préfectoral du 14 avril 1949. Chaleureusement accueilli et félicité par la commission administrative le 7 mai 1949, le docteur Déplante devient, avec le docteur Vialaron, l’une des figures de l’hôpital de Rumilly pendant près de trente ans.